Etat des lieux

Publié le par Lillie

Enfin, Lillie va avoir son appartement. Après avoir bien profité de son Sud adoré, bronzé sous le soleil d'été, pendant deux minuscules petits jours, la voilà, chargée comme une mule. Un sac à dos de plus de 30 kg (si-si), une valise qui pèse un âne mort, et Lillie traverse la gare de City pour prendre le métro, au bout de 3heures de train. 9h30... elle a rendez-vous à l'appart à 10h. Aïe. Lillie marche à la vitesse de la limace, la gelée visqueuse en moins... Les gens lui tombent sur la valise, et pourtant, elle est ENOOOORME!!!
Passons les détails. Lillie arrive presque une heure en retard, persuadée d'avoir en route perdu sa colonne vertébrale. Avec un râle de soulagement, elle se débarrasse de ses fardeaux, et commence allègrement l'état des lieux du premier appart de sa vie! Moquette sombre, hum... ça passe. Lit en mezzanine acheté 100 euros... ça passe. Elle est enthousiaste.
Une fois les clés en main, Lillie part faire les courses. Deux heures de galère qui consistent à:
1- trouver un magasin
2- chercher les produits nécessaires
3- blinder son sac autant que faire se peut!
4- rentrer Chez Elle avec son bardas.
Epuisée... il n'est que midi, et elle reprend le boulot à 13h30, elle range ses courses.
Après-midi boulot, rien de plus basic. Ouf!
Mal à dos, la tête comme une pastèque, Lillie rentre chez elle.
Topo de la situation à l'instant T où elle entre chez elle: elle réalise tout à coup ce que lui a annoncé la femme de l'agence d'une petite voix. "Il ya une fuite dans la baignoire". Ce léger détail commence à la contrarier. Dans la salle à manger-chambre (elle a acheté un litmezzanine), il n'ya en tout et pour tout qu'un matelas gonflable sur de la moquette marron années 60, deux cubes rouges immondes, le lit et... et Lillie. Pasde meuble, pas de chaises, rien.

Quand la nuit tombe, Lillie actionne l'interrupteur de la salle à manger. Sans succès. Merde, pas de courant! Mais non, c'est plus simple que ça! Le gentil locataire avant elle, si "servaible", s'est barré avec les ampoules. Qu'à cela ne tienne, Lillie va en acheter. Mais question: comment mettre une ampoule au plafoind, quand on a pas de chaise pour grimper?? That is the question!!! Facile, Lillie, le lendemain, fonce à Ikéa, achète un tabouret vert fluo Frrrudubuq, et une ampoule. Là, déjà, elle se dit que quelqu'un s'amuse depuis le début à la tourner en bourrique. Une fuited'eau, pas d'ampoules, pas de chaise, faut vraiment lui en vouloir. Mais il n'y aurait pas d'histoire si le harcèlement s'arrêtait là. Elle découvre bientôt que l'ampoule n'est pasla bonne, qu'il faut un tournevis pour monter son tabouret et qu'elle n'en a pas, que l'eau coule gaiement dans sas baignoire, et qu'elle passera une nuit de plus dans le noir. Déterminée, Lillie fonce s'acheter deux lampes de chevet. Qui, au moins fonctionnent correctement et éclaire un peu sa vie. Et la moquette... là, horrible découverte: il n'y a pas que les acariens qui vivent là-dedans, noooon! Il y a aussi des MILLIARDS de poils pubiens!!!! Partout! Même entre les lattes du lit-mezzanine! Quatre ans de poussière et de poils pubiens, jusque dans les tiroirs de la cuisine!!! Elle défaille, manque rendre son goûter. Effroi total! Le locataire avait des origines portugaises? Ou bien hébergeait-il à l'occaz un chimpanzé??? Quoi qu'il en soit, c'est Lillie qui se tape le nettoyage post-épilation. A croire que ce type a été irradié et que tout est tombé sur ses étagères. Ou alors... des petites créatures ont tout ramassé, emmagasiné chaque tas de poils, et à l'arrivée de Lillie, ont saupoudré chaque mètre carré de l'appart. Il n'y a que cette explication!! Ils étaient au courant qu'elle n'avait pas d'aspirateur, ils ont fait exprès pourlui rendre la vie encore plus compliquée!

Et Lillie a passé troisd loooooooongues semaines en baskets dans sa maisonnette, à pester contre le peuple portugo-chimpanzesque. Et bientôt l'idée germa dans sa tête, au cours de ces looooongues semaines, ponctuées de doigts coincés, de crâne cogné contre la mezzanine, de trams ratés et de matelas crevé, que vraiment, quelqu'un s'acharnait vraiment sur elle. Quelqu'un de tout petit, de vicieux; et de vraiment, vraiment, vraiment méchant.

Sûrement des Lutins...

Publié dans Les malheurs de Lillie

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Laura L. 23/06/2009 11:49

Et bien dis donc, ça commençait mal cette histoire d'appartement.
C'est une de mes craintes pour le jour où je vais déménager : tomber sur un appart qui révèle de mauvaises surprises à la lumière du jour.

Lillie 23/06/2009 11:53


Heureusement, ça s'est arrangé. Mais j'ai compris qu'il fallait vraiment faire gaffe. Et surtout ne pas se laisser embobiner par les agences. Elles arnaquent trop facilement!