Pedro dou Braziw !

Publié le par Lillie

Lillie est contente. Son amour de sa vie du moment (pourvu que le moment dure…) squatte City pendant une semaine. Quand on sait qu’ils se voient au tire-boulette tous les quinze jours, une semaine ensemble, c’est ENORME !

Bref, il est là, et le week-end est à eux. Shopping, fast-food américain sur le déclin, chaussures offertes plus tard, les deux tourtegros sont installés dans les douillets fauteuils du cinéma (quoique pas très propres les sièges… non, ce n’est pas du chauvinisme !... ou peut-être un peu…). « Mesrines », un film assez violent, mais au goût de gangster attitude que Lillie apprécie. Le film s’achève et quand la lumière se fait, les yeux de Lillie tombent (au sens figuré, pour ceux qui voudraient trop coller à la réalité !) sur une petite boîte. En la ramassant, elle réalise que c’est un portable et aussitôt jette un œil alentour (oui, toujours figuré… imaginez l’effet boomerang de l’œil jeté qui revient, franchement… dégueu !), et aperçoit le couple qui se la passait pendant le film (se passait quoi ?... « La langue au cul, lalala ! » … désolée, fallait la faire !). Lillie interpelle poliment la jeune femme en manteau poilu blanc et cuissardes pas du tout, du tout vulgaires (mais alors, pas du tout…).

«  - Mademoiselle ! Je crois que vous avez oublié votre portable ! »

L’intéressée se retourne, jauge Lillie et sa main tendue, et son visage s’éclaire. A son tour elle tend la main pour récupérer l’objet et s’écrie :

-          Ah oui ! C’est à moi ! »

Lillie et son chéri reste figés : même Pavarotti n’a jamais eu voix si grave, mais outre-tombe ! La femme, ou du moins le monsieur-dame s’éloigne et laisse les tourtegros qui, stupéfaits, s’entre regardent et, c’est pas bien mais bon, hurlent de rire.

Manolo le travelot est de retour !

Publié dans Les malheurs de Lillie

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