Lutins invasion

Publié le par Lillie

Ils sont partout ! Partout, qu’on vous dit ! Ils sont vils, cruels, manipulateurs ! Ils jouent avec nos affaires, nous font tourner en bourrique, provoquent les engueulades (la guerre de 14-18, qui l’a provoquée à votre avis ??).

Ils harcèlent Lillie, mais pas qu’elle. Pourtant, elle avait prévenu qu’ils étaient pires qu’un virus contagieux !

La preuve aujourd’hui : au café, Lillie discute avec une collègue. Pas trop quand même, elle doit suivre sa nouvelle ligne de conduite : pas de blague, pas d’humour, pas de sourire, pas bavarde, bref, être une fille, quoi. Rhoooooooooo !! Mais nan, c’est pour rire !

La collègue lui annonce qu’elle a perdu ses écouteurs. Entre Lillie qui a des écouteurs trop gros pour ses oreilles et l’autre qui les a paumés, voilà une bonne paire de cruches ! Bref, la fille dit qu’elle les a laissés sur son bureau et depuis, pfiout pu rien ! Une nouvelle affaire pour Indiana Lillie, qui part aussitôt à la recherche des écouteurs maudits… mais sans trop plaisanter, ligne de conduite oblige !

Armée de sa tasse de thé (le règlement interdit les fouets au bureau…), Lillie fouine. Rien sous le clavier, rien dans les tiroirs, rien sur la moquette. Hallucinant, cette histoire ! Pendant que la collègue regarde, sûrement pour la douzième fois, Lillie échafaude toute une théorie. Non, les écouteurs ne sont pas tombés ; non, personne ne les a pris. Ou plutôt si ; mais ce quelqu’un, l’œil sombre, la mine sournoise, le bonnet sale et la semelle décrépite, s’est glissé sous la porte. Attendant d’être seul, il a chouravé les écouteurs, enroulant autour de lui le fil pour ne pas le faire traîner. Il est parti se planquer derrière l’armoire. Parce que ce quelqu’un est assez petit pour se planquer derrière une armoire… un Lutin ! Et à l’heure qu’il est, il y est encore, probablement en train de ronfler comme un sonneur. Les Lutins aiment à rester sur les lieux de leurs méfaits, afin de mieux observer leur victime s’arracher la perruque de colère.

Lillie sourit intérieurement. Elle va attendre que tout le monde quitte le bureau, discrètement posera ses mains sur l’armoire, et encore plus discrètement, la poussera à fond contre le mur, en espérant entendre un gros SPLACH !

Ensuite, elle partira, un rire maléfique s’échappant de sa gorge. Elle ira gaiement jusqu’au bus, qui passera devant elle sans s’arrêter. Après quoi, Lillie devra poiroter dans le froid, la neige, avec les loups pendant 20 minutes, pour s’apercevoir que ce n’est pas le bon arrêt, et remonter l’avenue à pieds. Elle s’insultera pour être partie en retard. Et elle se morigènera davantage en apercevant derrière elle arriver le tram, réalisant qu’elle est encore trop loin de l’arrêt et qu’elle n’est pas prête de rentrer chez elle.

Conclusion : au diable les écouteurs et sa Vendetta de justicière, Lillie a d’autres Lutins à fouetter.

D’ailleurs, c’est l’heure de les affronter. Aaaah, les transports en commun !

Publié dans Les malheurs de Lillie

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