Snow lunch!

Publié le par Lillie

 Week-end « couple » en vue, Lillie monte dans le grand Nord rejoindre l’homme. Le sien, à elle. Et Saint-valentin oblige, elle se mange dix heures de train en deux jours, histoire de bien montrer tout son amour ! Et il en faut, parce que mine de rien dix heures le cul vissé sur un fauteuil qui veut pas s’incliner, c’est pas franchement jouissif !
Dans le grand Nord, il fait pas chaud ! Mais alors, pô chaud du tout ! Et quand l’homme propose de se promener en amoureux dans la neige, Lillie s’enveloppe dans son blouson comme un rouleau de printemps. Dans la forêt, la neige est immaculée, le silence est mystique. Même les oiseaux se les gèlent trop pour siffler. Les deux zouaves marchent, ou plutôt essaient : neige+ verglas ça donne plus patinoire que sentier de randonnée ! Ils discutent gentiment dans la fraîcheur de l’après-midi. Le chien gambade, saute comme un cabri, déboise la moitié de la forêt à grands coups de pattes. Au retour, les doigts de pied de Lillie ressemblent à des vieux haricots congelés (la couleur en moins… j’vous vois venir !). Jusque là, l’homme s’est montré calme, posé, comme il sait parfois le faire. Loi des quotas oblige, l’homme retourne soudain à ses premiers instincts. Tandis que Lillie avance innocemment, le voilà qui, subrepticement, se penche, les mains allègrement plongées dans la poudreuse. Mine de rien, Lillie accélère le pas, toute concentrée qu’elle est à ne pas se vautrer comme une grosse morue. Elle continue à parler, comme si de rien n'était. Avec un peu de chance, se dit-elle, il ne fera rien. Réflexion ponctuée d’une boule de neige qui explose joyeusement dans son dos.
« - Hey ! s’écrie Lillie. C’est froid ! »
’homme se marre, et souligne la perspicacité de Lillie d’un sourire hilare. Lillie de rétorquer :
« - M’en fous, je joue pas ! »
Et de se précipiter aussi sec, toute moufle dehors sur le premier tas de neige venu. Deux essais de boules ratés plus tard, voyant l’homme de plus en plus mort de rire devant ses tentatives de vengeance pathétiques, Lillie met les mains en coupe et lui balance à la gueule tout ce qu’elle peut.
Et fait MOUCHE !
Pan dans les dents ! Glacifié l’homme ! Gniark ! Savoure la vengeance, la Lillie ! … Sauf que l’homme, qui a maintenant un faciès de Yeti, n’a pas dit son dernier mot ! Lillie se retrouve, le cul dans la poudreuse, l’homme couché de sa masse sur elle (pour bien l’imprégner de neige, sinon c’est pô drôle !), la gueule congelée.

Merki qui ? Merki kériiiiii !!
Chui fan!

Publié dans Les malheurs de Lillie

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