Déménagement

Publié le par Lillie

Lundi longue journée, foutue longue journée.
Lillie s'est acharnée : finir les cartons, refaire les cartons, ranger les cartons, scotcher les cartons. Bon sang, ce qu'on peut amasser comme conneries en un an!!
L'Homme avale les kilomètres à bord de Trafic, le mangeur de cartons, qui bientôt, rapatriera à son bord la demi-vie de Lillie. L'Homme ne devrait pas tarder. Il souffle un vent d'excitation à City. Ca sent le départ, la route, l'aventure. Oui, bon un déménagement, ce n'est pas vraiment une superbe description de l'aventure, mais Lillie adore rouler... côté passager (elle n'est pas encore passer du côté conducteur de la Force...)
Ménage, nettoyage... Quand l'Homme arrive enfin, le chargement commence.
Une énorme partie de Tetris qui s'engage, où les deux joueurs s'engueulent, tirent sur les cartons, les poussent à qui mieux mieux pour gagner le plus de place. Les blagues vont bon train. L'Homme essaie d'enfermer Lillie dans le camion, Lillie lui ferme le coffre sur la tête (oups...). La journée passe trop vite.
Les copains (les rares), viennet boire des coups, dans l'appartement désormais vide.
Lillie, ce soir-là, a appris combien il était dur de démonter une mezzanine. Combien il était compliqué de la faire passer par la fenêtre (évènement qui a fait spectacle dans la résidence...).
Elle a aussi appris à envoyer bouler le concierge.
A mi-cheminentre Emile Louis et Guy George, il aurait fallu lui faire avaler un dictionnaire des bonnes manières. Pendant un an, il l'a grondée, houspillée. Comme un dirlo de collège mal léché, il s'adressait à elle sur un ton de reproche, grattant pour trouver un reproche à faire, le regard toujours collé à sa poitrine. Un pervers.
Ce soir-là, le voilà qui sort comme une furie de sa loge pour pourrir Lillie et ses alis, qui "auraient" fait du bruit. Bin voyons. Loin d'avoir le moindre rapport avec "le Hérisson", ce concierge faisait plus penser à un blaireau, doublé d'un chameau!
Gueulant dans le hall, l'insultant comme si elle avait été une enfant.
Et Lillie cette fois, ne tient pas sa langue.
S'en suit un long discours fumant, intarrissable, exaspéré, qu'elle achève par un conseil des plus appropriés, mais peut-être un peu trop hurlé pour s'avérer efficace :
"COURTOIS, vous savez ce que ça veut dire, ou je vous l'épelle! Allez donc lire le dictionnaire, et changez un peu de tee-shirt!"

VLAN!!

L'a pas volée celle-là. Lillie, parfaite dans le rôle de la mégère, s'en retourne à ses occupations, tandis que l'Homme, en bon futur politique (d'un parti fort respectable...), décide d'aller apaiser la situation.

A une heure du mat', l'Homme et Lillie s'endorme sur un matelas, au milieu de rien, dans le vide intersidéral d'un appartement qui bientpot sera mis de côté, au profit d'une nouvelle vie...

Bonne nuit

Publié dans Les malheurs de Lillie

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Amina 14/07/2009 17:52

Le concierge l'avait bien mérité !

Lillie 14/07/2009 19:40


Oooooooh que oui!!!!!